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Sexualité & Santé

Vaginisme et sexualité de couple, un duo possible



 

Le vaginisme, et le plaisir ne sont pas incompatibles. Ce trouble sexuel empêche les pénétrations, mais pas la complicité conjugale !

Le vaginisme en quelques mots

Selon un article du Nouvel Observateur datant de novembre 2012, 15 % des femmes souffrent de ce trouble sexuel. Suite à un réflexe involontaire, les muscles du vagin, appelés aussi plancher pelvien, se resserrent, et referment l’orifice vaginal. Ainsi, toute pénétration devient très douloureuse ou impossible.

Bien que les causes soient bien souvent psychologiques, il est important de comprendre qu’il s’agit de contractions spasmodiques non désirées.

On distingue le vaginisme primaire, qui apparaît dès le commencement de la vie langoureuse de la jeune femme. Il a donc lieu lors du tout premier rapport. Le vaginisme secondaire se déclare, quant à lui, à un moment donné de son activité sexuelle.

Enfin, le vaginisme global concerne tous les types de pénétration : manuelle, coït, sextoy, examen médical. Le vaginisme situationnel est lié, comme son nom l'indique à un contexte précis.

Bien souvent, la belle s’enferme dans le silence, alors que l’accompagnement par un psychologue ou un sexologue est conseillé.

Elle souffre de vaginisme ? Ne l’accablez pas

À la honte et la gêne de frustrer son conjoint se rajoute la douleur physique et à l'insatisfaction que madame peut ressentir. Car les femmes souffrant de vaginisme souhaitent retrouver une sexualité dite normale dans la plupart des cas. De plus, ce dysfonctionnement entraîne une boucle infernale, dans laquelle la peur de la pénétration conduit à une baisse de la confiance en soi, et une diminution du désir. Il est donc indispensable pour le couple de repenser son érotisme, et de maintenir des envies, une attirance… même si un coït ne viendra pas clôturer le moment coquin.

Comment entretenir le désir ?

Il vous faudra avant tout faire preuve d’une grande compréhension et écoute. Mais en amour comme dans la vie, tout ce qui ne tue pas rend plus fort… Mais les difficultés seront là, et pour un temps au moins, il faut mettre de côté le schéma classique d’un rapport langoureux. Toutefois, en accord avec un thérapeute une réappropriation du corps, du désir, et des muscles vaginaux sont réalisables. Des caresses, des baisers, des massages sur l’ensemble du corps de votre belle permettent de conserver un contact physique, et un jeu de séduction. Rappelons que le vaginisme ne limite pas les fonctions sexuelles. Ainsi, la lubrification peut être présente, tout comme l’orgasme clitoridien. Un sextoy spécialisé pour cette partie de la vulve peut donc être utilisé pour accompagner le plaisir de madame. Les exercices de Kegel sont bien souvent conseillés pour retrouver un certain contrôle des muscles intimes. De même, selon les avancées de la situation, un médecin pourra conseiller une réintroduction vaginale. Pour monsieur, les fellations, masturbations communes et autres frottements amoureux pourront aussi atténuer son sentiment de frustration, mais encore une fois, gardez à l’esprit que vous n’êtes pas le seul, elle attend sûrement de pouvoir s’unir à vous.